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Redécouvrir le patrimoine local



A la fin du XVIIIe siècle, après la découverte du kaolin à Saint-Yrieix, seules existent quelques fabriques, mais dès après la Révolution, on assiste à la création de nombreuses manufactures. Certaines perdurent encore aujourd’hui, d’autres tomberont plus ou moins rapidement dans l’oubli.
Parmi ces dernières, la manufacture dite de COUSSAC BONNEVAL.
Les premières traces de production dateraient des années 1810, mais c’est surtout dans les années 1820, avec la construction de fours sur les terres du Marquis de Bonneval, lui-même féru de « l’or blanc », que la manufacture prend son essor.
Pour faire sa place au soleil, il faut jouer des coudes, et c’est par les relations à Paris dudit Marquis et de ses différents associés que COUSSAC BONNEVAL trouvera des débouchés.
Travaillant pour un marché exigeant, parisien et international, la qualité de production se devait d’être parfaite, et les archives relatent un grand nombre de rebut. Mais pour être au goût du jour, si les formes restaient « classiques », ce sont les grands marchands parisiens qui faisaient décorer les pièces livrées « en blanc ».
Aussi, le support, bien qu’irréprochable, est laissé le plus souvent dans l’anonymat, le travail des décorateurs étant mieux mis en avant. Le marquage n’étant pas encore systématique, il est difficile d’identifier précisément les pièces réalisées à Bonneval. Seul le catalogue des formes fait référence pour le blanc et pour le décor des pièces de musées dont l'attribution est indéniable ou les pièces ayant une origine.
Ainsi, des formes de Coussac ont-elles été retrouvées dans une collection prestigieuse, décorées par la Manufacture Royale de… Belgique !
Aujourd’hui, la plupart de ces pièces, et même parmi les plus belles, se négocient sous une fausse attribution ou du moins sous une appellation incomplète : vaisselle courante, « vieux Paris »…
Et, pour la première fois identifiés comme tels, dans la vente du 24 octobre 2020, ce sont 10 lots de la Fabrique de Bonneval qui sont ainsi présentés en vente aux enchères : coupes, services, aiguières… Blancs de Bonneval et décors de Darte, Locré, Nast, Faber et Windisch à Bruxelles.
Les archives n’ont sans doute pas encore livré tous leurs secrets, mais Maître CONSTANTY est ravi d’avoir contribué, un tant soit peu, à la redécouverte d’un patrimoine local.



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Limoges, ville créative, ville d’art et d’histoire et capitale des Arts du Feu, célèbre depuis le XIIe siècle pour ses émaux et depuis le XVIIIe siècle pour sa porcelaine.