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Le métier de cordiste


Benjamin, un cordiste qui n'a pas la tête dans les nuages


« Le métier de cordiste est connu et recherché dans le monde du bâtiment, du nettoyage ou de l'entretien pour intervenir sur des constructions et ouvrage d’art inaccessibles par nacelle ou échafaudage » : ponts, pylônes, téléphériques, barrages, tours ou monuments... « Mon métier est extrêmement polyvalent. Il faut pouvoir accomplir différentes tâches : nettoyage des vitres, installation d’un paratonnerre, restauration d’un clocher, réparation d’un pylône de ponts… ». Le cordiste possède d’abord les savoir-faire de son secteur d’activité d’origine. Il n’intervient jamais seul et travaille au minimum en binôme. « Chaque chantier extérieur demande de prendre en compte les conditions climatiques, la pluie, le vent ou le froid qui peuvent empêcher l'accès aux sites ».



Des qualités requises pour devenir cordiste ?

« Compte tenu de la dangerosité de cette profession, il est important d’avoir du sang-froid, de la concentration et de beaucoup de rigueur pour assurer sa sécurité et celle des personnes qui nous entourent. Le cordiste possède d’importantes aptitudes physiques et de l’endurance afin de grimper aisément et de se suspendre dans le vide tout en travaillant dans des positions parfois inconfortables. »



Quelles formations pour devenir cordiste ?

« Pour devenir cordiste, il est conseillé de posséder un diplôme de niveau V dans le génie civil par exemple. Chaque cordiste doit également être Sauveteur Secouriste du Travail (SST). D’autre part, une formation complémentaire est nécessaire ».
- Le CQP 1 cordiste : ce certificat s’obtient à la suite d’une courte formation (quelques semaines) portant sur la mise en place du poste de travail, sur les règles de sécurité, sur les techniques de déplacement, etc.
- Le CQP 2 cordiste : ce certificat correspond au niveau de technicien. La formation n’est accessible qu’aux titulaires du CQP 1 ayant exercé 800 heures, ou simples salariés justifiant de 1 600 heures de travail. Un cordiste disposant du CQP 2 peut encadrer un cordiste de niveau inférieur.
- Le CQP Technicien en Organisation de Travaux sur Cordes : ce certificat est nécessaire pour accéder aux chantiers de haute technicité. La formation met l’accent sur le management, la gestion administrative et sur la sécurité. Ce certificat est idéal pour les managers et les chefs d’entreprise.
- Le FCIL Travaux sur cordes : il s’agit d’une formation complémentaire d'initiative locale, accessible sans conditions de diplôme, et liée au besoin du marché de l’emploi local. La formation est rapide (6 à 12 mois).
- le Certificat d'Agent Technique Cordiste : la certification peut s’obtenir par VAE ou à la suite de l’obtention d’un examen (3 épreuves en situation réelles et 1 épreuve sur site). Elle est éligible au CPF.



Nathalie TRANCHANT


« Voici un métier pour lequel il vaut mieux aimer prendre de la hauteur», nous confie Benjamin Vincent, jeune cordiste de 23 ans qui pratique son métier et sa passion , l’escalade, au quotidien, dans la France entière. Il intervenait dernièrement chez Legrand pour de la mise en sécurité. Véritable Spider-Man, le cordiste travaille dans les airs, harnaché en permanence des équipements de protection lui permettant de faire son travail en toute sécurité. Cordes, casque, mousquetons, harnais, et bien d’autres équipements lui sont nécessaires pour intervenir efficacement.